Jardin comestible et médecinal

Des plantes qui nous veulent du bien... à portée de main !

Artiste passionné de jardinage, Florian Jubin s’est réinventé durant la crise du covid : il a mis sur pied la formation «  Mon jardin comestible et médicinal  ». 9 séances réparties jusqu’en novembre pour vous prouver à quel point votre jardin est un trésor sous-estimé.

Chérie : Florian, pourquoi vous être lancé dans cette aventure ?
Florian Jubin : Mon envie avant tout, c’est transmettre. Je veux pousser les gens à se réapproprier leur balcon ou leur jardin, à le faire leur pour la beauté des yeux mais aussi pour toutes les vertus que ces espaces verts apportent. De la terre sortent des merveilles qu’on peut non seulement mettre dans son assiette mais aussi dans sa boite à pharmacie.

Chérie : Imaginons quelqu’un qui débute, qui a un jardin pas très bien entretenu. Quels sont les premiers conseils que vous lui donnez ?
FJ : Justement, ne pas trop l’entretenir ! Parce qu’il y a plein de plantes qui viennent toutes seules, qui sont de véritables cadeaux de la nature. Deux exemples : l’ortie et le pissenlit. On les considère comme des indésirables mais on a tout intérêt à les apprivoiser ! L’ortie est bourrée de minéraux : du fer, du calcium, du magnésium, du potassium, du phosphore. C’est l’une des plantes qui a le plus de protéines complètes et peut ainsi remplacer partiellement la viande. On la fait en quiche, en soupe. L’ortie, c’est une bombe d’énergie, comme le pissenlit très utile pour nous sortir de l’hiver. On va en manger les feuilles, comme de la salade… ça va détoxifier le foie.

Chérie : Votre objectif, c’est faire découvrir les vertus des plantes qu’on trouve à portée de main…
FJ : Oui, reconnaitre celles qui sont déjà là. Apprendre à s’en occuper, à les cuisiner, à en faire des baumes, des pommades par exemple. Mon envie, c’est vraiment de transmettre pour que mes petits gestes puissent être reproduits par les uns et les autres qui eux-mêmes seront reproduits. On apprend non seulement à reconnaitre les plantes, mais aussi à en semer d’autres, à bouturer.

Chérie : Bouturer, vous expliquez ce que c’est pour les novices ?
FJ : Oui, ça c’est magique ! Vous allez chez un ami par exemple. Vous aimez un de ses arbustes qui est déjà à bonne maturité, vous en prenez un petit bout et vous le ramenez chez vous. Avec une certaine technique, vous parviendrez à "cloner la plante" : à faire une nouvelle plante en fait en la replantant dans la terre. J'adore la débrouille... Par exemple, si je trouve des graines ou qu’il y a un arbre que j’aime en forêt, je prends un petit bout de branche pour faire du bouturage… Il y a plein d’astuces pour faire un beau jardin sans dépenser des fortunes dans des pépinières.

Chérie : Durant votre formation, on va aussi apprendre à faire macérer les fleurs (dans de l’alcool, du vinaigre  ou de l’huile par exemple). On va aussi découvrir les techniques de séchage. Un geste qui ne s’improvise pas…
FJ : Effectivement. Si on ne les sèche pas bien, certaines plantes peuvent devenir toxiques. Prenons l’exemple du romarin : il faut le faire sécher à l’envers, suspendu par un fil. Il faut toujours bien veiller à faire sécher ses plantes à l’abri de la lumière directe et de l’humidité, ne pas trop serrer les branches les unes aux autres. Sinon, c’est la porte ouverte aux moisissures et ça peut être dangereux.

Chérie : Qui dit "plantes séchées" dit "tisane". Vous avez une infusion fétiche issue de votre jardin ?
FJ : J’adore l’infusion aubépine et coquelicot : je bois ça avant d’aller faire dodo et je passe une bonne nuit ! L’aubépine, c’est un oiseau qui me l’a apportée… elle est venue à moi, j’ai beaucoup de de chance. Cette fleur a le chic de réguler la tension. Quant au coquelicot, c’est une fleur très délicate : il faut enlever les feuilles une par une. Je les fais sécher sur un genre de moustiquaire pendant 3 jours. Après ce délai, je mets les pétales séchés et l’aubépine dans un sachet de thé et je dors bien !  

Envie de rendre votre jardin beau et utile ? La formation "Mon jardin comestible et médecinal" a lieu les 30 avril, 14 mai, 18 mai, 11 juin, 9 juillet, 27 août, 10 septembre, 22 octobre, 19 novembre 2021. Il s'agit de 9 journées de 6 heures (5 heures de théorie et de pratique et 1 heure de pause et d'échanges informels). Prix : 380 euros. Infos et inscriptions ici.