Poule rousse

Envie d’avoir des poules ? Ce qu’il faut savoir en 6 questions

Elles peuvent engloutir 150 kilos de déchets par an. C’est dire si les cocottes sont de sérieuses alliées à l’heure où on tente tou.te.s de réduire le volume de nos poubelles.

Comment choisir ma poule ?

Le printemps est la période idéale pour acheter une poule. Généralement, les éleveurs amateurs, marchés, jardineries en vendent entre mars et juin. Attention, la poule est un animal social sinon elle se meurt : il en faut donc au minimum 2. Dès 4 mois, elle est prête à pondre. L'idéal étant de l'acheter entre 4 et 6 mois. Vous avez jeté votre dévolu sur une cocotte? Demandez-vous si son œil est vif, si son plumage est beau et ses pattes bien lisses.

Faut-il un coq pour assurer son bonheur ?

Eeeeet non ! Le coq sera intéressant pour prévenir de l’arrivée d’un intrus dans le poulailler, bastonneur de la basse-cour qu’il est… mis à part ça, il aura le chic de réveiller le voisinage et de repeupler le poulailler en cas de besoin. Comptez une dizaine de poules pour un coq pour éviter les querelles… Mais rappelons que pour ovuler pondre ses œufs, la poule n’a besoin que d’elle-même. Indépendante jusqu'au bout de la coquille !

Combien d’œufs pond-elle ?

Au maximum de sa forme, de mars à octobre, la poule pond un œuf par jour. Pour une bonne pondeuse, comptez plus de 200 œufs par an et ce, pendant 3 ans. La taille et le poids diffèrent selon la race : comptez 70 g pour la sussex, 50 g pour la hambourg et 35 g pour la poule soie. En cas de coquille molle, interrogez-vous sur un éventuel stress ou sur le manque de calcium de votre animal. Pour l’aider à regagner du tonus : des coquilles d’huitres broyées feront l’affaire.

Que mange ma poule ?

Des déchets organiques, d’abord (et à heures fixes, les cocottes aimant bien leurs petites habitudes)  : pain, gras du jambon, épluchures, légumes abimés, restes des plats cuisinés, peau de crevettes… N’hésitez pas non plus à lui servir une bonne poignée de blé par jour ou d’autres aliments complets. Elles se régaleront aussi avec les insectes et les limaces qu’elles trouveront naturellement dans le jardin. Par contre, prudence avec les épluchures d’agrumes, de kiwis, de bananes, les pelures d’oignons, les pommes de terre crues, le fromage, la charcuterie… ces aliments sont indigestes pour nos poulettes voire dangereux ! 

Puis-je lui faire des papouilles ?

Oui :-) Contre toute attente, la poule est un véritable animal de compagnie qui se laisse prendre dans les bras et caresser. Une condition : commencez à la cajoler toute petite. Une fois que vous tenez votre poule par les pattes, essayez de la positionner de sorte à porter tout en soutenant son corps. Portez celui-ci d’une seule main en mettant votre index entre ses pattes et en les maintenant en place avec votre majeur.

Ai-je besoin d’un grand jardin ?

Pas forcément. Pour avoir 2 poules chez soi, 4 à 8 mètres carrés suffisent amplement. De plus en plus de citadins sont d’ailleurs convaincus des bienfaits de les faire gambader sur une parcelle de terre qu’ils auraient à disposition. Concernant le poulailler, il doit être soulevé du sol pour éviter l’humidité, placé à l’ombre et à l’abri du vent. Pensez aussi  à le sécuriser pour éviter les mauvaises surprises au réveil.

Pas besoin de demander l’autorisation à la commune pour laisser courir ses poules domestiques. On ne parle pas d’un élevage à grande échelle non plus (au-delà de 30 volailles, il faut demander un permis d’environnement). Par contre, votre basse-cour ne pourra pas troubler la tranquillité publique, c’est pourquoi dans certaines communes, les coqs sont tout bonnement exclus.

Envie de plus d'informations avant de vous lancer dans une cocot-habitation ? Voici les conseils de Bruxelles Environnement concernant les poules urbaines (mais c'est valable pour tout le monde!)